Introduction:

En parcourant le contenu survivaliste présent sur le Net, j’ai remarqué une chose.

Tout le monde parle d’équipements survivaliste, de quels objets achetés, du pourquoi et du comment tel item prédomine sur tel autre.

Partant de là, j’aimerais développer avec vous une question simple.

Non pas quel produit est meilleur mais simplement qu’est ce qui fait qu’un produit pourrait être meilleur ?

Qu’est ce qui fait qu’une construction humaine est plus avantageuse sur le terrain qu’une autre. Comment sont nés les grands dominants du marché comme les lampes Surefire ou Fenix, les sacs mystery ranch, les Nalgenes, les couteaux Mora, les briquets Bics, les pistolets Glock… Qu’est ce qui fait que certains outils se retrouvent dans tous les sacs des survivalistes ? Qu’est ce qui fait d’eux des incontournables ?

Est-ce par leurs formes ? Par leurs designs ? Par leurs matériaux ou leurs qualités ? Leurs prix ? Ou bien est-ce avant tout la réflexion qui se cache derrière ? Le temps passé à imaginer, optimiser, tester, recommencer, et donc finalement l’humanité, qui se dégage de tout ce processus ?

Je pense sincèrement que ce qui les différencie de la masse de produits proposés sur le marché ce sont leurs ergonomies.

Et c’est donc cette notion d’ergonomie appliquée aux objets que j’aimerais développer aujourd’hui avec vous.

La question intéressante c’est comment choisissons-nous nos compagnons d’aventures inanimés ?

À la croisée des chemins entre neuro-ergonomie, usage kinesthésique, réflexes Innés ou acquis et compréhension du phénomène de stress, partons à la rencontre de ceux qui pensent l’objet comme soutiens des pires situations que nous pourrions rencontrer.

Pour ceux d’entre vous qui travaillent dans des domaines opérationnels ou l’équipement est vraiment d’une importance capitale, vous avez déjà pu voir à quel point un item mal conçu complique la réalisation de la mission.

Le principe d’ergonomie:

Bien que la plupart de l’ensemble des créations humaines qui nous entourent semble aller de soi. Chaque chose est née d’un besoin et d’une réflexion qui tourne autour de l’ergonomie, ou l’art de mettre une poignée là où il faut.

La neuro-ergonomie elle pourrait se traduire par l’art de mettre une poignée non pas à un objet mais à une idée. Comment facilité l’apprentissage d’un concept, comment se souvenir plus facilement d’un ensemble de règles etc…

L’acronyme en est un exemple. Le « palais mental  » un autre.

L’ergonomie découle d’un apprentissage inconscient et de règles de vie en communauté comme l’usage du rouge pour symboliser un danger.

Cerveau, le premier outil. ergonomie et équipements survivaliste.

Il est intéressant de voir que ces conventions sociétales changent en fonction des cultures.

Ainsi un objet pourrait être adapté dans une zone géographique donnée et complètement inadaptée si on le place dans un autre contexte.

Notons également que l’outil ergonomique l’est pour un individu sain. Il ne prend pas forcément en compte les déficiences physiques et autre handicap.

Le rendant ainsi peu voir pas du tout utilisable pour une minorité.

La question dépasse donc le simple ergonomique or not ?

Notion de complexité et principe KISS:

La notion de complexité va venir améliorer l’efficacité d’usage mais uniquement en cas de drill, donc de répétition de la mise en œuvre de l’item jusqu’à ce que son usage devienne un réflexe. Avant le stade de réflexe il constitue un frein à son usage

C’est pour cela que le KISS est adapté à des individus qui découvrent l’outil. Le KISS est un principe neuro-ergonomique qui facilite sa mémorisation. Il se traduit par Keep it simple, stupid ou garde les choses simples, idiot.

Cette notion de simplicité découle de l’observation du comportement humain en période de stress intense. En effet, dans ce genre de moment, notre motricité fine disparaît rapidement à cause de l’augmentation du rythme cardiaque. Il devient donc impossible de réaliser des gestes fins, précis et minutieux.

Notre habilité descend à notre niveau le plus bas d’entraînement. Seuls les gestes répétés maintes et maintes fois sont reproductibles et souvent avec un niveau de précision très largement en dessous de ce que nous sommes capables de faire en temps normal.

C’est ainsi que nous pouvons observer un policier entraîné tenir son chargeur à l’envers ou bien avoir énormément de mal à recharger son arme quand il est sous le feu.

Partant de ce postulat, deux choix s’offre à nous. Si nous disposons de temps pour nous entraîner. L’outil complexe offrira des possibilités nouvelles pour aller plus loin. Il nous en coûtera du temps à l’entraînement.

L’autre option sera de privilégier les outils les plus simples possibles. Surtout si nous ne disposons justement que de peu de temps pour utiliser l’objet.

L’avantage des mécanismes simple réside également dans la robustesse. Un couteau fixe sera toujours plus solide et rapide à utiliser que sa version pliante. Un fusil à verrou ou un revolver sera toujours moins sujet aux problèmes mécaniques qu’un fusil semi-automatique par exemple.

Je suis partisan de la voie du milieu. Posséder tous nos équipements en version KISS va très vite limiter nos possibilités tout en augmentant notre rusticité et la durabilité de nos items.

KISS

À l’inverse, disposer d’outils complexes offrira trop de possibilités que nous oublierons le tout sur des systèmes plus fragiles.

Pourquoi ne pas opter pour des outils simples pour ce qui relève de la survie en y ajoutant quelques outils complexes ? Ou bien pourquoi ne pas appliquer la règle de la redondance, donc du deux c’est un et un c’est rien en choisissant un produit simple et l’autre complexe.

Par exemple pour l’orientation le GPS avec une solution simplifiée carte et boussole au cas ou.

Les 5C.

Personnellement j’applique la loi de simplicité à mon fond de sac. C’est-à-dire au 5C une règle neuro-ergonomique de survie pour se souvenir des bases concernant le matériel.

Survivre en foret.

Il s’agit du :

1er C : Couper solution simple : le couteau Mora à lame fixe

2e C : Combustion : Le briquet BIC et la chambre à air

3e C : Couvrir. La couverture de survie lourde c’est-à-dire une simple bâche verte avec une partie aluminium.

4e C : Contenant La gourde Nalgenes en métal

5e C Cordage. La nano paracorde et le duc tape ruban adhésif résistant.

Les outils complexes que je choisis de prendre avec moi seront utilisés dans les périodes ou tout va bien. Quand il n’y a pas de stress ou de problématiques grave.

Dès que la situation se dégrade c’est là ou la simplicité de mes équipements va venir me soutenir.

L’ergonomie est un sujet vaste. Nous n’avons pu qu’en effleurer la surface.

SI le sujet vous a intrigué, si mes modestes mots ont éveillé des questionnements je laisse la partie commentaire à votre disposition pour continuer le débat.

Dites-moi si vous êtes adepte du KISS, des outils complexes ou de la voie du milieu.

Dites-moi ce qui rend un objet meilleur pour vous. Ce que c’est pour vous une bonne ergonomie.

Pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=iDIIKfmqNZ8