Article écrit par Lwouis et Eli, survivalistes passionnés et créateurs du projet “Sphère Survie”

En collaboration avec Tacline, la ligne tactique.

Les infos.

“Flash Info”, Rien ne va plus.  Le Covid 19 est hors de contrôle suite à sa recombinaison avec le H5N1 modifié, crée en laboratoire.

Ce virus était pourtant garanti sans risque de “fuite”, d’après les chercheurs. 

Ceux là même qui n’ont pas pris au sérieux les inquiétudes de l’agence de biosécurité Américaine…

Aire de quarantaine.

Le résultat, l’armée Française a 24h pour évacuer un grand nombre de villes, dont la votre.

Leur objectif sera de  réduire la densité de population en créant de gigantesques zones de quarantaines à l’extérieur des centres urbains. Ils espèrent ainsi contrôler et juguler la pandémie.

Malheureusement, la situation se dégrade, la panique s’installe peu à peu, les premières violences apparaissent.

Le choix est fait, vous décidez de partir avant que tout ne dégénère, ou que l’armée n’ai bouclé le secteur. 

Vous saisissez à la hâte vos clefs de voiture ainsi que votre sac que vous aviez préparé en cas de soucis pour partir vite.

Les survivalistes appellent ça un BOB “Bug Out Bag”. Vous l’avez lu sur internet. 

Le journal télévisé tourne encore quand votre voiture s’élance sur les routes moins de vingt minutes après votre décision. 

Direction la vieille ferme familiale que vous aviez aménagée pour y vivre confortablement en cas de soucis.

À force de traîner sur des forums survivalistes, vous avez simplement mis en pratique ce que eux appellent la BAD, “Base Autonome Durable”. 

La maladie progresse…

Tout a été pensé et anticipé là-bas. Stock d’eau, de nourriture, de médicaments, bref de tout ce dont vous aurez besoin pour vous “confiner” efficacement. 

De toutes façons, vous n’étiez pas si fan que ça de l’agitation urbaine, des supermarchés, de la foule et des tracas. 

Et c’est tant mieux ! Dehors, ça devient l’anarchie. 

En aussi peu de temps qu’il n’en faut pour dire “BAD”, on se bat déjà pour du PQ, des pâtes et de l’essence.

On se fait voler son véhicule à tout bout de champs, les routes sont bouchées. Tout est bloqué car le temps de préparer sa petite valise, toute la ville à eu la même idée : partir vite et loin…

Des armes ont même déjà été utilisées… Vous entendez parfois des détonations lointaines…

C’est du chacun pour soi, l’entraide s’amenuise à mesure que les délits se cumulent. 

Vous le savez car vous avez tout fait pour rester informé(e) de la situation grâce à votre petite radio à piles, calée entre les sièges arrières. 

Heureusement que, vous et votre famille, avez pu vous mettre à l’abris. 

Vous venez d’ailleurs d’arriver à destination. L’endroit est reculé des villes, parfait pour souffler un peu.

Les jours passent, puis les semaines, et les mois… Aucun signe de ce que vous avez connu n’a survécu à cette vague.

Vous l’aurez compris, le monde, tel qu’il était, n’existe plus.

Un membre de votre famille a chopé une saloperie. Une vilaine coupure qui a fini par s’infecter, provoquant une montée de fièvre. Vous n’avez plus assez de médicaments. Normal, vous vivez sur vos réserves depuis si longtemps…

La B.A.D

Vous savez qu’à trois kilomètres d’ici, une infirmerie de fortune s’est montée un peu clandestinement,

mais sauve des vies et rend service à tout le monde. 

Il vous faut y aller, vous n’avez pas le choix, vous avez besoin de ces antibiotiques. 

Vous avez ouï dire que les services y étaient précaires et souvent hors de prix ; À chaque denrée vitale sont lot d’égoïsme.

On vous dit que cela sera cher, d’accord. Mais qu’est devenue la valeur de la monnaie?

Le fric ? Certainement pas. L’argent liquide n’a absolument plus aucune utilité à moins de starter un feu de cheminée avec vos billets.

L’or et l’argent ? Bof. Ça n’intéresse que ceux qui pensent qu’un nouveau monde renaîtra

des cendres actuelles. Ils sont clairement en minorité.

Partant de ce constat, que pourriez-vous bien échanger, TROQUER, contre vos précieux médicaments ?

Et c’est là, où nous voulions en venir !

Oui, toute cette petite histoire inventée n’a en fait été créée que dans l’unique but de parler du troc.

Mais avouez que c’est carrément plus impressionnant d’être plongé directement dans la situation.

Bref, que ce soit dans ce type de cas ou dans n’importe quel autre scénario où il sera question d’obtenir quelque chose d’important que vous ne possédez pas, la solution de stocker des biens à échanger devra être envisagée pour augmenter votre champs des possibles.

Aujourd’hui tout s’achète, tout ce deal avec un peu de cash !

Et de nos jours, si vous avez de l’argent, vous avez tout le matériel que vous souhaitez obtenir.

La monnaie.

Il est intéressant de partir du postulat que cette notion ne sera plus forcément la norme.

La valeur sur vos moyens de paiement (billets, CB, chèques), risquent bien de dégringoler au profit de choses plus tangibles. 

La vie deviendrait ainsi bien différente.

La population restera très ébranlée par ces changements rapides et brutaux. 

Elle risque de se concentrer sur les besoins vitaux et immédiats. Boire, se soigner, se protéger des éléments, manger,

se sécuriser. Il sera donc bien plus simple de passer par le troc. 

Outre les besoins de base, il est intéressant de se tourner vers la sphère des addictions comme le tabac, l’alcool etc.

On peut ainsi arriver à échanger de la bouffe contre des clopes ou de l’alcool.

Dans le monde actuel, c’est une pratique que l’on retrouve encore beaucoup, surtout quand on sort de notre monde occidental.

Même si l’on peut considérer cela moyenâgeux que de s’échanger des oeufs de poules contre quelques légumes,

c’est véritablement ce qu’il se passe dans certaines petites zones rurales en France . 

De nombreux individus et parfois des villages entiers tendent à se rapprocher d’un mode de vie tournée vers l’autonomie.

Ils pratiquent déjà le troc depuis longtemps (ou disons, n’ont jamais vraiment arrêté de le faire). 

Vous les connaissez sous le nom “éco lieux”, “éco villages”, “éco hameaux” – etc.

Un endroit où l’on tente de vivre en petite communauté dans le respect et le partage des choses, des besoins, des services… C’est un procédé ancestral qui n’a jamais perdu de son intérêt.

Et nous le voyons aussi beaucoup dès que nous parlons des communautés . 

Sur les groupes “Facebook” de freegans où nous nous sommes inscrits, par exemple, le troc et l’échange sont très courants.

On serait tenté de se dire : si cette personne en a besoin, pourquoi je ne lui donnerai pas ?

Et nous pensons qu’il existe bon nombre d’individus empathiques qui se disent la même chose.

Dans un monde idéal, nous pourrions agir ainsi et simplement offrir au voisin ce dont il a besoin, sans retour et sans attentes, par pure sympathie. Il serait bon de se diriger vers cela sans tomber dans l’utopie.

Malheureusement, ce sont des termes qui risquent de disparaître assez vite dans un monde effondré.

L’égoïsme de l’être humain risque de prendre rapidement place dans la majorité des cas.

C’est triste, à écrire comme à lire, cela suscitera sûrement de nombreuses réactions de désaccord. 

Chacun a le droit d’avoir son avis. 

Nous ne prêchons aucunement la bonne parole.

Quand vous-même aurez besoin d’antibiotiques comme le scénario fictif du dessus, cela ne vous traversera même pas l’esprit d’aller en demander sans rien donner en contrepartie. 

Vous saurez sur l’instant qu’un échange de matériels ou de services devra se faire. Une transaction aura lieu.

Si vous souhaitez être un “donateur” (un Abbé Pierre, comme dirait l’autre !) libre à vous.

Partez seulement du principe que vous ne rencontrerez pas souvent d’autres donateurs…

Pour en revenir au troc, voici notre liste personnelle d’objets intéressants à posséder en cas de besoin.

Cette liste est, comme à notre habitude, un condensé de notre propre savoir, de nos idées, mais aussi des informations

et des bons plans les plus pertinents trouvés sur le web.

les stocks.

– Les cigarettes et l’alcool, si l’on reste dans le domaine du légal. C’est une bonne grosse base à posséder.

“Malheureusement”, même aujourd’hui c’est une denrée qui coûte cher ! À 10 balles le paquet de clopes,

ça fait mal d’en garder pour un hypothétique effondrement.

Sauf si l’on vit à la frontière avec des pays comme l’Espagne, le Luxembourg ou l’Allemagne.

Les prix y sont moins élevés, donc plus accessibles.

Les personnes vraiment accros, dans une situation de manque, seraient sûrement capables d’échanger des denrées

très intéressante pour satisfaire leurs pulsions addictives. Attention, ils seront également très dangereux et imprévisibles.

En général, plus la situation va mal, plus l’addiction grandit.

Nous vous conseillons également de les conditionner en petits échantillons à la manière des dealers. 

l’alcool.

Par exemple, dans des petits pochons ou emballages contenant de deux à cinq cigarettes ou une petite fiole d’alcool.

Procurez vous aussi du tabac en pot avec des feuilles à rouler.

Cela vous reviendra moins cher. Vous pourrez ainsi échanger au gramme. 

Pensez à troquer plus petit, en effet, s’il ne vous faut qu’une boite de médoc

et que vous n’avez que votre bouteille d’1.5L de whiskey, ce n’est pas très équitable.

Ne mettez pas en avant toute l’étendue de votre préparation ou de ce que vous possédez réellement, au risque de susciter des envies…

Si vous négociez quelques dolipranes contre quelques centilitres de whisky admettons, 

que vous servez la personne depuis votre grosse bouteille d’alcool, l’individus repartira en étant au courant

qu’il vous reste une bouteille pleine. Il pourrait ainsi décider de revenir plus tard pour la voler. 

Alors que si vous lui tendez une petite fiole en lui expliquant que vous l’avez échangée il y a peu contre un service,

il repartira sans connaître l’existence de votre réserve. 

Elle ne doit pas être au courant de la quantité de stocks dont vous disposez, sinon,

elle aura envie d’avoir le reste de la bouteille. Faites en sortes de donner l’impression de ne rien avoir d’autre.

Les médicaments ainsi que tout ce qui touche au nettoyage approfondi et la désinfection. 

N’en venez pas à devoir puiser au seins de vos propres réserves. Mettez-en de côté pour du troc. Utilisez-les uniquement

si vous veniez à en manquer.

Les antiseptiques, les bandages, pansements, la javel, les gants, etc

(attention à la “péremption” d’une eau de javel ouverte : c’est très rapide !)

Pensez au gel hydroalcoolique que vous pourrez également mettre en échantillons. Dommage, avec la situation actuelle,

les prix ont flambés.

Les briquets, ou sources d’ignition. Quoi de plus important pour se nourrir et se réchauffer ?

Par lot de dix dans des magasins type Bazar, ou en coffret de cinquante sur Amazon. 

Ils seront probablement bien pratiques et faciles à troquer. Pourquoi ne pas

agrémenter votre sélection avec de petites recharges de gaz ainsi que des bougies de différents types ?

La nourriture et l’eau, en même temps c’est logique. Nous ne sommes pas une majorité, nous, les survivalistes,

à faire des stocks. Énormément de personnes vont se retrouver sans bouffe,

sans eau potable, et n’auront pas vraiment de solution. 

Aujourd’hui, de nombreux citadins n’ont pas plus de deux jours de nourritures, et se servent de l’eau du robinet

(merci à nos mauvaises habitudes : Appart trop petit, manque de place ou de locomotion,

il est plus facile d’aller à la supérette du coin trois fois par semaine…) 

Le verre à moitié vide ou à moitié plein?

Avoir quelques boîtes de conserve (même les plus dégueulasses ou les moins chères, vu que c’est pour le troc,

vous ne les consommez pas personnellement) et quelques petites bouteilles d’eau fermées

pourrait déjà avoir pas mal de valeur. 

Des produits d’hygiène. Ouais, ça peut paraitre con, mais c’est du consommable.

Et si tu ne sais pas le faire toi-même, que les rayons des supermarchés sont vides eh bien cela peut en amener certains

à échanger de belles choses contre un peu de confort. 

Pour le plus simple : la bouteille de shampoing, le pain de savon

(que tu peux couper en morceaux ou en copeaux), le rasoir ou le dentifrice. Pour le plus évident (ou pas) :

les protections hygiéniques (n’oublions pas les nanas qui saignent tous les mois

même pendant la fin du monde) et les préservatifs. Même si beaucoup de survivaliste sont prêts à se laisser pousser

les cheveux, la barbe, à se rouler dans la terre comme les phacochères pour se laver, pour d’autres,

les vieilles habitudes du quotidien auront la vie dure !

– Des lampes torches et des piles. On ne te parle pas de la méga version à cinquante balles (celle-là, tu te la garde pour toi !), mais des petites lampes torches premier prix qui peuvent se révéler super intéressantes si les lumières ne fonctionnent plus. Les piles constituent une bonne base également.

Surtout , si l’électricité est coupée, vu que nous ne conserverons que les appareils à piles (ou solaires pour ceux qui auront prévu). 

– Le sucre et le café. Oui, cela rentre dans la catégorie de la bouffe, mais nous pensons qu’il faut vraiment le ranger

dans une catégorie à part entière. Le sucre est une drogue monstrueuse, nous sommes tous accros

(même sans le savoir !). Ça “remonte le moral”, un petit carreau de chocolat ou un bonbon aux fruits pour les mômes.

Le café fait réellement partie du quotidien de beaucoup de personnes. Ce n’est pas vital, mais ça peut-être un très bon complément pour du troc !

– Des trucs bidons qu’on oublie souvent. Du sel, un peigne à cheveux, une fiole de parfum, un stylo bille, des sacs poubelles,

du duct tape (scotch multifonctions ultra-adhésif), un tournevis, une paire de chaussettes, une aiguille à coudre, du fil,

de la corde, BREF ! Pleins de petits trucs pas vitaux, mais qui ne sont ni chers ni encombrants à cumuler au fur et à mesure des mois ou des années.

Et que vous pouvez largement fourrer dans un sac de course au fond d’un placard dans votre domicile ou votre Base Autonome Durable, et qui peuvent tout de même faire une différence au moment venu.

– Un peu d’argent, dans le cas où l’effondrement n’arrêtait pas de suite la transaction à base de monnaie, ou pour échanger avec les personnes qui penseront qu’une normalité reviendrait.

Utile également pour un “petit” effondrement transitoire dans lequel les systèmes de paiement ne serait que peu altérés.

Un service. Vous savez travailler le bois ou la terre ? Vous avez des connaissances

en médecine ? Vous avez en mémoire les bases de la couture ? Échanger un service peut vous permettre d’obtenir tout

ce dont vous avez besoin. De la main d’oeuvre contre un peu de bouffe, par exemple. Votre savoir peut littéralement

vous sauver la vie, donc commencer à lire et à vous former sur plein de trucs. Ce sera utile dès maintenant, en plus, donc lancez-vous !

Vous retrouverez plus d’infos sur “les services” dans le Cercle 1, chapitre :

Évacuer / Effondrement lent / Suivre des formations.

Inutile de se creuser la tête aujourd’hui pour savoir si un paquet de cigarettes vaudra deux bidons de javel

ou non lors d’un effondrement. 

Tout dépendra de la cause et des circonstances de la problématique . 

Si l’on se base sur le dernier problème en date, le Covid-19, il y a eu a pénurie de gel hydroalcoolique. 

Peu de monde, même les survivalistes, aurait pensé à en stocker pour du troc avant de vivre cet épisode. Chaque événement engendrera des pénuries différentes.

Donc chaque pseudo diagnostics que nous pouvons essayer de prévoir à l’avance pour anticiper la valeur d’un objet

pour du troc peut-être lourdement remis en cause (prendre 2X plus de valeur ou au contraire devenir quasi inintéressant).

La base c’est déjà de posséder de quoi troquer. Posséder de quoi troquer est un luxe que l’on s’offre une fois

que nos préparation sont suffisamment avancées.

Plus haut, nous parlions de tirs au loin, ce qui implique les munitions. Il est important de souligner leur absence au sein du stock de troc. Tout simplement car pour nous – et c’est bien là un avis personnel – cela peut simplement se retourner contre soi. Un survivaliste armé, sûr de lui, aura surement prévu (plus ou moins) suffisamment de munitions. Devoir troquer des cartouches avec quelqu’un qui en a besoin, c’est prendre le risque de se retrouver en face d’une personne qui pourrait décider de nous braquer.

Munitions

En résumé, nous pensons qu’avoir un “sac de troc” constitue un outil intéressant à ajouter à nos possibilités. 

Toutefois, inutile d’aller mettre deux-cent euros aujourd’hui au premier supermarché du coin. Trouvez-vous un contenant

que vous n’utilisez plus, plutôt anodin (comme un vieil Eastpak pourquoi pas, ou juste simplement une étagère chez vous). 

Commencez doucement à le remplir d’articles que vous jugerez intéressants. 

Doublez certains de vos achats, gardez-en un pour vous, et mettez

l’autre dans votre stock de troc. Faites vos fonds de tiroirs pour trouver des stylos

ou des briquets inutilisés, ou tout autre article que vous pensez intéressant.

Minimiser le coût de votre stock de troc, il ne doit pas non plus déborder sur vos autres dépenses

“plus importantes” en termes de survie personnelle. Par exemple, privilégiez toujours votre propre stock

(ce que vous consommerez et utiliserez, vous et votre famille). Il est inutile d’avoir beaucoup d’articles à troquer si vous-même n’avez pas de quoi survivre.

Le troc, comme votre stock, fait partie de votre préparation.

Ce même troc peux vous sortir de situations tendues.

Proposez une gomme à mâcher à quelqu’un d’agressif peux calmer la situation. ;p 

Ne restez pas spectateurs de l’effondrement, survivez-le !

C’étaient Lwouis et Elijah de Sphère Survie en étroite collaboration avec Tacline, la ligne tactique. Merci de nous avoir lu, et à bientôt !

Article corrigé par Martial Guitteny, un grand merci à lui.

Retrouvez les rédacteurs directement chez eux ! https://www.spheresurvie.com/

Pour aller plus loin voici un autre site intéressant : https://mouton-resilient.com/